



(Photo : Vladimir Poutine à la Bibliothèque régionale de Tioumen)
Le Premier ministre russe, et candidat à l'élection présidentielle de mars, souhaite rendre obligatoire un corpus de lecture de 100 livres pour les bacheliers.
Vladimir Poutine entend établir une liste de cent ouvrages, non encore officialisée, que « chaque jeune Russe devra avoir lus à sa sortie du système scolaire » afin de préserver « la prédominance de la culture nationale russe », a-t-il indiqué dans une tribune, intitulée « Russie : la question de l’ethnicité », publiée le 23 janvier dans le quotidien russe Nezavisimaya Gazeta.
À l’approche de l’élection présidentielle du 4 mars en Russie, le Premier ministre russe (et candidat), qui décrit la Russie comme ayant toujours été « une nation de lecteurs », souhaite voir répertorier les cent « figures culturelles les plus importantes de l’histoire russe » et donner l’opportunité à la jeunesse du pays « de démontrer au monde ses connaissances ». L’ex lieutenant-colonel du KGB veut revaloriser la culture slave orientale et unifier les diverses ethnies peuplant la Russie actuelle.
« Dans les années 1920, de prestigieuses universités américaines défendaient ce qu’elles appelaient les canons occidentaux, une sélection des œuvres littéraires ayant le plus contribué à l’affirmation de la culture occidentale, rappelle Vladimir Poutine. Tout étudiant qui se respectait devait avoir lu une liste de cent livres, les cent livres considérés comme les plus formidables de la culture occidentale. »
Dans une chronique du New York Daily News, l'écrivain et journaliste Alexander Nazaryan rapproche ces propositions de la propagande nazie des années quarante. « Il est une règle en Histoire que seuls les tyrans s'occupent des lectures de leurs sujets », a-t-il estimé.