
Le 5 décembre, Amazon signe un accord avec cinq éditeuirs français pour donner accès au programmes "Chercher au coeur."
Le 15 décembre le SLF réagisse dans une tribune du Monde titrée "Les librairies dans la tourmente."
Le 20 décembre, François Gèze, P-DG de La Découverte, publie une réponse à cette tribune sur LivresHebdo.fr. (La lettre de François Gèze en format pdf)
Le débat est ouvert : Amazon est-il une menace ou une opportunité? Cet accord ne met-il pas un peu plus en péril les librairies indépendantes? Donnez-nous votre avis sur ces enjeux primordiaux des années à venir : la présence des librairies sur Internet et la mise en valeur du rôle qualitatif des libraires.
Bonjour, J'ai lu attentivement le "papier" de François GEZE, concernant l'amélioration de la "logistique" du livre, il faut se reporter au chantier EDI (Echanges de Données Informatisés) ouvert depuis 17 ans avec la transmission des commandes(70 millions de lignes cette année). Ce chantier EDI comporte de multiples volets jusqu'à la dématérialisation de la facture en passant par les Avis d'Expéditions, le FEL (Fichier Exhaustif du Livre) etc. Les éditeurs et les libraires doivent se pencher ensemble sur ces questions et participer aux travaux qui assureront les gains de productivité et la mutation des métiers. La société DILICOM et l'ALIRE (Association des Librairies utilisatrices de Réseaux électroniques) sont à la disposition de tous pour des éclaircissements sur le sujet.
François MILLIET, DR Logistique LAMARTINE, Vice-Président de l'ALIRE
Les libraires n'ont qu'à faire des sites web (ça coute pas si cher, il y a des aides) avec ce service et d'autres. Il est quand même devenu simple de se faire une place sur la toile.
De nombreuses professions, y compris les auteurs, ont zappé les chaines traditionnelles de production / distribution / promotion grâce au web.
Les libraires râlent comme de vulgaires buralistes? Il faudrait déjà faire un peu d'auto-critique sur la manière dont ils ont abordé cette évolution des "moeurs".
Mais à quel prix?
Je suis stupéfaite quand je vois "l'Ecole des Loisirs" signer ce contrat avec Amazon, après avoir référencé Léo Lionni à Carrefour! Mais jusqu'où est-on prêt à aller pour s'imposer financièrement?
J'espère que les libraires jeunesse réagiront. Les auteurs et illustrateurs aussi.
Préfèreront-ils que nous, libraires spécialisés, montrions leurs livres avec affection et enthousiasme à des enfants assis en tailleur dans des espaces douillets, ou être exposés à la grande logistique Amazonienne?!
Et bien, que l'édition indépendante se réjouisse! C'est avec elle que nous défendrons notre savoir-faire!
Merci d'avance!
Librairie Keskili, Cahors
Alors, ne pourrait-on pas imaginer un service mutualisé sur le Web, qui permette au lecteur de connaitre la disponibilité d'un titre dans les 5 librairies les plus proches de chez lui ?
Est-ce vraiment la mer à boire, que de connaitre le stock d'une librairie, non pas direct, mais une fois par jour suffirait largement !
J'ai quelques idées sur le sujet. A qui faudrait-il s'adresser pour examiner la faisabilité du projet ?
Toutes les idées sont bienvenues et les initiatives applaudies !! Le vrai scandale c'est la concurrence déloyale d'Amazon qui bafoue la loi lang et livre avec remise et sans frais de port, cela s'appelle du dumping!
Ils ont été condamnés et sont en appel, mais en attendant font leur place à coups de coudes et font crever des librairies. Bientôt il ne nous restera plus que les clients de proximité ou difficiles avec recherches pointues à la clé, la "crème" étant vendue par les webrairies et les grandes surfaces et le fonds commandé sur un simple clic quand c'est facile ou évident !! Aux éditeurs d'appliquer la loi et les remises qualitatives, ce qu'ils ne font pas! Ils pourront toujours venir pleurer après, quant il n'y aura plus de libraires pour lancer leurs coups de coeur et défendre la vraie diversité et créativité éditoriale !