Vous êtes ici : Accueil > Forum

FORUMS

CommentairesImprimerRSS
20
Déc

Le SLF, Amazon et les éditeurs

Le 5 décembre, Amazon signe un accord avec cinq éditeuirs français pour donner accès au programmes "Chercher au coeur."

Le 15 décembre le SLF réagisse dans une tribune du Monde titrée "Les librairies dans la tourmente."

Le 20 décembre, François Gèze, P-DG de La Découverte, publie une réponse à cette tribune sur LivresHebdo.fr. (La lettre de François Gèze en format pdf)

Le débat est ouvert : Amazon est-il une menace ou une opportunité? Cet accord ne met-il pas un peu plus en péril les librairies indépendantes? Donnez-nous votre avis sur ces enjeux primordiaux des années à venir : la présence des librairies sur Internet et la mise en valeur du rôle qualitatif des libraires.

Focus sur LivresHebdo.fr

J'ai du mal à comprendre le débat. J'aime bien l'outil d'Amazon : après tout je feuillette un livre dans une librairie pourquoi pas sur le Net si la technologie le rend possible? D'ailleurs certains éditeurs permettent de le faire sur leurs ouvrages... Je n'ai pas forcément le temps d'aller dans les librairies : je suis libre le dimanche, le soir, et elles sont généralement fermées. Alapage et Amazon sont ouverts tout le temps, disposent de livres souvent épuisés chez les petits libraires (pourtant j'habite à Paris), et maintenant on peut les feuilleter. C'est juste une évolution technologique. J'ai du mal à croire que cette évolution (que doit on alors penser des livres électroniques?) menace à elle toute seule un commerce établi. J'ai plutôt l'impression qu'il s'agit d'un prétexte pour mettre en scène une crise plus profonde. Un peu comme le piratage qui était le principal mal de l'industrie du disque... Jamais on n'osait parler des vrais problèmes : diversité de l'offre, médiatisation des genres mineurs (rap, techno...), distribution, prix, ... En ce sens, j'apprécie la contribution de monsieur gueze, très censée et pointant les vrais enjeux.
Commentaires Rédigé par : tanguy | 21 décembre 2006 à 07:54:56

Bonjour, J'ai lu attentivement le "papier" de François GEZE, concernant l'amélioration de la "logistique" du livre, il faut se reporter au chantier EDI (Echanges de Données Informatisés) ouvert depuis 17 ans avec la transmission des commandes(70 millions de lignes cette année). Ce chantier EDI comporte de multiples volets jusqu'à la dématérialisation de la facture en passant par les Avis d'Expéditions, le FEL (Fichier Exhaustif du Livre) etc. Les éditeurs et les libraires doivent se pencher ensemble sur ces questions et participer aux travaux qui assureront les gains de productivité et la mutation des métiers. La société DILICOM et l'ALIRE (Association des Librairies utilisatrices de Réseaux électroniques) sont à la disposition de tous pour des éclaircissements sur le sujet.

François MILLIET, DR Logistique LAMARTINE, Vice-Président de l'ALIRE

Commentaires Rédigé par : MILLIET | 21 décembre 2006 à 11:36:50
Félicitation aux éditeurs français qui ont conclu cet accord avec Amazon, enfin les bibliothécaires vont pouvoir faire des recherches au coeur des textes en langue française!
Commentaires Rédigé par : | 21 décembre 2006 à 14:32:34
Selon moi, le vrai problème c'est pourquoi nos cybermarchands franchouillards, France Telecom alapage, PPR Fnac, Cdiscount, Rue du commerce, Chapitre.com ..., n'offrent pas le meme service qu'Amazon?
Les libraires n'ont qu'à faire des sites web (ça coute pas si cher, il y a des aides) avec ce service et d'autres. Il est quand même devenu simple de se faire une place sur la toile.
De nombreuses professions, y compris les auteurs, ont zappé les chaines traditionnelles de production / distribution / promotion grâce au web.
Les libraires râlent comme de vulgaires buralistes? Il faudrait déjà faire un peu d'auto-critique sur la manière dont ils ont abordé cette évolution des "moeurs".
Commentaires Rédigé par : François Festor | 22 décembre 2006 à 08:11:49
@ François: les libraires qui ont signé la tribune dans le Monde ont de très très beaux sites, va donc voir ceux d' ombres blanches ou de mollat avant de les comparer à des "vulgaires buralistes"...
Commentaires Rédigé par : thibs | 22 décembre 2006 à 14:34:07
oui enfin Mollat c'est jamais qu'une Fnac locale et indépendante. Elle a les moyens. D'ailleurs pas terrible le site, vraiment pas beau, mais il propose de nombreux gadgets à la mode. Pour le coup ça donne envie d'aller plutôt dans le bâtiment tellement le site est sans intérêt. Tant que les commerçants, libraires ou autres, n'apporteront pas le même soin au service, à la vitrine, aux goûts et aux couleurs sur leur site internet que dans leur magasin, les gens préféreront les Amazon. Neutres mais complets.
Commentaires Rédigé par : carol mazillat | 22 décembre 2006 à 17:31:44
Il n'est évidemment pas question de vivre en dehors des avancées technologiques, donc oui à l'accès internet pour le choix des livres.
Mais à quel prix?
Je suis stupéfaite quand je vois "l'Ecole des Loisirs" signer ce contrat avec Amazon, après avoir référencé Léo Lionni à Carrefour! Mais jusqu'où est-on prêt à aller pour s'imposer financièrement?
J'espère que les libraires jeunesse réagiront. Les auteurs et illustrateurs aussi.
Préfèreront-ils que nous, libraires spécialisés, montrions leurs livres avec affection et enthousiasme à des enfants assis en tailleur dans des espaces douillets, ou être exposés à la grande logistique Amazonienne?!
Et bien, que l'édition indépendante se réjouisse! C'est avec elle que nous défendrons notre savoir-faire!
Merci d'avance!
Librairie Keskili, Cahors
Commentaires Rédigé par : caroline Barraud | 27 décembre 2006 à 21:07:06
Les librairies en ligne, Amazon.fr, Alapage et Fnac, sont déjà agrégées par « Google Recherche de livres » qui permet de feuilleter les livres qui y sont référencés. Il est évident que les lecteurs auront de plus en plus le réflexe unique de consulter Google plutôt que de se perdre en toutes sortes de recherche dans de multiples bases de données. C'est une chance extraordinaire pour le petit éditeur que je suis, jadis issu de l'édition en ligne (www.editel.com) et maintenant reconverti (en attendant l'avènement inéluctable du papier électronique d'ici 10 ans) dans l'édition selon la demande réelle grâce aux presses numériques qui nous donne accès maintenant à l'unité aux économies d'échelle, une chance fantastique de faire découvrir mon catalogue à l'état naissant.
Commentaires Rédigé par : Pierre François Gagnon | 03 janvier 2007 à 16:19:32
Ah!! Quel bon Noël j'ai passé à voir des "e-clients" mettre les pieds dans ma librairie, en me disant que leurs commandes Internet n'étaient pas arrivées à temps! Surtout en voyant leur tête lorsque je leur donnais le dit livre commandé, que j'avais en stock! Eux qui habitent à 10 minutes, ils y ont perdu deux semaines... "L'avènement inéluctable du papier électronique d'ici 10 ans"... Je les ai livré en deux temps trois mouvements, et avec le sourire en prime. Bravo pour Editel, j'irais voir vos livres, mais je ne les achèterai pas pour autant. Amis libraires, continuons!
Commentaires Rédigé par : Frédéric Hélary | 05 janvier 2007 à 13:33:21
Pourquoi trembler devant la librairie en ligne ? N’est-ce pas l’occasion pour les libraires physiques d’encore mieux valoriser leurs atouts que sont le service, la proximité et le conseil. Aucune librairie, aussi grande soit-elle, ne pourra jamais offrir à ses clients l’ensemble des ouvrages disponibles. Mais est-ce vraiment ce qu'ils souhaitent ? Ne viennent-ils pas avant tout pour le plaisir d’être conseillés, écoutés et servis. Les librairies en ligne, malgré leur exhaustivité et leur technologie, n’arriveront jamais à recréer ce lien si particulier. En revanche, elles sont un formidable moyen d’information et de recherche permettant à chacun d’ouvrir des voies dans la « jungle » des parutions. Et surtout, il faut bien savoir que 95% des internautes fréquentant les librairies en ligne viennent pour préparer des achats qu’ils feront ensuite dans les librairies physiques ! Donc, que plutôt que de trembler devant ces sites, que libraires et éditeurs y voient plutôt une formidable « caisse de résonance » au service du livre et de son commerce.
Commentaires Rédigé par : Sébastien Rouault | 08 janvier 2007 à 10:29:43
On n’arrête pas le progrès ! C’est le moins qu’on puisse dire sur les libraires en ligne, d’un genre nouveau. Se remettre à la page devient un diktat aujourd’hui et non un choix autarcique ! L’idée à mon avis est de permettre aux clients fidèles au papier (le toucher est parmi les sens des plus indiqués pour la vente - relation affective -) de continuer à fréquenter les librairies en ayant accès gratuitement aux sites d’Amazon.fr (par exemple) sur place pour se rappeler leur propre sélection d’ouvrages. Viendra le jour où le libraire classique se doit de se positionner comme un relais incontournable dans le processus de vente en ligne, en acceptant de chercher des idées novatrices qui apporteront une valeur ajoutée aux clients. A mon avis, un juste milieu est à trouver pour lever l’ombre d’une menace injustifiée. Ayant été publié récemment moi-même par une maison d’éditions en ligne, je trouve tous les maux du monde pour me faire connaître aux libraires en France (traditionnels ou en ligne !). Pourtant, il suffit de jeter le pont entre ces deux modes de ventes pour atteindre de bons résultats pour tous. Je pense qu’il s’agit là plutôt d’une opportunité qui permettra à terme de promouvoir les livres et faire éclore de nouveaux talents. Auteur récent « Amour Béni par le Chiffre « 9 »
Commentaires Rédigé par : Kacem Hichem | 08 janvier 2007 à 16:24:06
Les librairies en ville ont pourtant un avantage indéniable sur les librairies en ligne : quand le livre y est disponible, le délai de livraison est imbattable (48 heures pour une librairie en ligne).

Alors, ne pourrait-on pas imaginer un service mutualisé sur le Web, qui permette au lecteur de connaitre la disponibilité d'un titre dans les 5 librairies les plus proches de chez lui ?

Est-ce vraiment la mer à boire, que de connaitre le stock d'une librairie, non pas direct, mais une fois par jour suffirait largement !

J'ai quelques idées sur le sujet. A qui faudrait-il s'adresser pour examiner la faisabilité du projet ?

Commentaires Rédigé par : Pierre Schweitzer | 15 janvier 2007 à 21:56:16
Les libraires indépendants n'ont pas attendu et ceux qui ont des idées peuvent contacter le SLF qui organise un séminaire les 5 et 6 février au sujet du futur portail internet !
Toutes les idées sont bienvenues et les initiatives applaudies !! Le vrai scandale c'est la concurrence déloyale d'Amazon qui bafoue la loi lang et livre avec remise et sans frais de port, cela s'appelle du dumping!
Ils ont été condamnés et sont en appel, mais en attendant font leur place à coups de coudes et font crever des librairies. Bientôt il ne nous restera plus que les clients de proximité ou difficiles avec recherches pointues à la clé, la "crème" étant vendue par les webrairies et les grandes surfaces et le fonds commandé sur un simple clic quand c'est facile ou évident !! Aux éditeurs d'appliquer la loi et les remises qualitatives, ce qu'ils ne font pas! Ils pourront toujours venir pleurer après, quant il n'y aura plus de libraires pour lancer leurs coups de coeur et défendre la vraie diversité et créativité éditoriale !
Commentaires Rédigé par : Patrick Bagyoni | 30 janvier 2007 à 20:16:41
Il me semble que dans le débat l'outil commercial (internet) cache l'enjeu culturel (l'accès au livre). Devant les 60 000 nouveautés de 2006, personne ne peut suivre : ni le lecteur,ni l'acheteur, ni le libraire, ni le critique... Cela pose la dialectique du fond et de la sortie : l'effet "pile" ne concerne que l'actualité, alors que la culture ne se fonde que sur sa foncière inactualité. Du reste ce jeu est un jeu de dupe, toute "sortie" étant d'un coût bien supérieur à l'entretien régulier d'un véritable fond. Désormais le livre se résume au bruit de son lancement. Internet (en dépit des critiques justifiées qu'on peut lui adresser) tort le bâton dans l'autre sens, en lissant la production, en remattant chaque livre dans les mêmes starting block, en conservant la vraie mémoire de l'édition qu'aucun stock physique de libraire ne peut désormais plus contenir. Ce n'est pas un hasard si le meilleur pourfendeur de Google est le Groupe La Martinière, maison où les responsables marketing ont depuis longtemps remplacé les directeurs litteraires.
Commentaires Rédigé par : Larnac | 01 février 2007 à 12:01:37
J'aimerai comment ce procurer le journal? Je préfère me tenir au courant des évènements de ce milieu. Vous pouvez me répondre e-mail. Je vous en remercie d'avance.
Commentaires Rédigé par : baudic | 09 février 2007 à 19:17:53
Moi, je trouve ça très bien les librairies en ligne (Amazon,fnac.com...) parce qu'avec ma sclérose en plaques, je n'ai plus la force de chercher "LE" livre que je veux dans les rayons des librairies.
Commentaires Rédigé par : Gautelier Arnaud | 20 février 2007 à 14:01:51