
Nous n’en sommes encore qu’à la première semaine de 2007 et ce millésime qu’on prédisait crucial pour la concrétisation des espoirs générés par l’encre et le papier électronique ne déçoit pas, pour l’instant, ses attentes. Mercredi 3, une étape importante a été franchie, avec l’annonce par Plastic Logic de l’implantation à Dresde (ex-RDA) de sa première usine de production en série d’écrans électroniques dits « e-paper ». Fondée en 2000 à Cambridge, au sein du Laboratoire Cavendish (le Département de physique de la célèbre université) et désormais société autonome, Plastic Logic, comme son nom l’indique, a développé un procédé de fabrication de matrices électroniques souples et flexibles. Combinées à la technologie de l’encre électronique, ces feuilles, à peine plus épaisses qu’une feuille de vrai papier, disposeront d’une batterie « autonome pendant plusieurs milliers de pages », assure le constructeur dans son communiqué officiel. Plastic Logic ne fournira pas le produit final délivré au consommateur, mais uniquement la « matière première », si l’on peut dire, des e-books : ceux-ci pourront recevoir différents habillages, qu’on espère sexy et ergonomiques, en fonction des marques d’électronique grand-public (Sony ou Philips, par exemple) ou des distributeurs (Amazon…) qui, eux, les commercialiseront avec des offres de contenu.
Le passage à l’étape industrielle aura évidemment pour première conséquence de faire chuter les coûts de revient du papier électronique, et partant les coûts de vente des e-books. Le projet est d’envergure : 100 millions de dollars seront investis, apportés par des investisseurs industriels (Intel, BASF), ou financiers (Bank of America) et surtout, des sociétés de capital-risque. Si le choix de Dresde peut, a priori, surprendre, il s’explique en réalité très logiquement : de nombreux groupes d’électronique, comme l’Allemand Infineon ou l’Américain AMD ont déjà des sites de production alentour, ce qui vaut à la région le surnom de « Silicon Saxony ».
La production devrait démarrer en 2008, avec une capacité initiale de plus d’un million d’écrans par an ! Le marché suivra-t-il ? Plastic Logic en est assuré, qui l’estime à plus de 40 millions d’unités en 2010. C’est dans trois ans.

Daniel Garcia, Changement de cap. Depuis 1998 que je m'intéressais à l'encre électronique, je crois avoir beaucoup donné pour la diffusion de la «bonne parole». Maintenant que nous y sommes, que les «readers» font l'actualité quasi-quotidienne, j'avais envie de changer d'air. Devant l'insistance amicale, mais néanmoins hiérarchique, de ma rédactrice-en-chef, je démarre un autre blog qui traitera du traitement du livre dans les médias, de l'actualité de l'édition vue par la presse, etc. Daniel Garcia est journaliste à Livres Hebdo.
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je suis certain que le lecteur lambda s'y fera avec le temps mais surtout se fiche complètement de ce genre de progrès.De la science fiction dans son esprit.
Même si on lui met l'argument ecologique ça ne le titillera pas.
notons que tout cela se fait en Europe, et même dans un de ces anciens pays du bloc communiste... comme quoi on n'est pas si has been sur ce vieux continent.
Quant au reste tenir un livre papier et tenir une machine ou une feuille plastique, c'est pas encore la même chose, et je doute que ça le soit jamais.
Maintenant est-ce que l'E-paper sera dérangeant à lire, j'attend d'essayer pour m'exprimer.